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| start [2025/04/22 21:47] – admin | start [2025/04/24 11:14] (Version actuelle) – créée james |
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| Le bleu-blanc-rouge pour emballer la chinoiserie : on n'a pas de pétrole, mais on a des idées... foireuses. | |
| Le coq sur l'étiquette, le dragon dans l'atelier. | |
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| https://fr.yahoo.com/style/gifi-quelle-arnaque-le-foutage-de-gueule-je-me-suis-fait-avoir-pendant-des-annees-cest-du-franco-lavage-attention-le-drapeau-francais-sur-les-etiquettes-de-nos-produits-ne-signifie-pas-quils-sont-bien-fabriques-en-france-111121892.html | |
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| Ah, le « franco-lavage » ! On croirait entendre le roi des étiquettes, le genre à te vendre du « brutal » en te faisant croire que c’est du champagne millésimé. Faut reconnaître, c’est du brutal, cette histoire de sabots chinois affublés du drapeau tricolore chez Gifi. | |
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| **De quoi cause-t-on, au juste ?** | |
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| On parle d’une entourloupe, d’une martingale marketing qui joue sur la fibre cocardière du pékin moyen. Mettre un petit drapeau bleu-blanc-rouge, une mention « Création française » ou « Maison fondée en… » sur un bidule fabriqué à l’autre bout du monde, là où la main d’œuvre coûte moins cher qu’un paquet de clopes au marché noir. C’est comme si Maître Folace te disait que l’argent rentre alors que les caisses sont vides. Tromper l’ennemi, comme dit l’autre zigoto de RTL ? Disons plutôt : endormir le client, l’embrouiller, lui faire prendre des vessies pour des lanternes, ou des godasses PRC pour du chausson de Charente. | |
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| Y’a un malaise, une forme d’arnaque à l’étiquette qui fleurit dans les rayons. Le consommateur se sent floué, trahi dans son envie de « faire travailler les entrepreneurs français ». Pourquoi ce maquillage ? Simple : le « Made in France », ou même son *illusion*, ça fait vendre. C’est un argument marketing, un peu comme le « J’ai connu une polonaise… » pour refourguer de la gnôle frelatée. Dans un monde globalisé où tout se ressemble, on joue la carte du local, de l’authentique, même si c’est du pipeau intégral. On surfe sur la nostalgie d’un temps où on fabriquait encore des trucs ici, avant que tout ne parte « au milieu des macaques ». | |
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| Alors, simple astuce de sioux ou véritable filouterie ? Les uns diront : « Faut lire les étiquettes, pauvre pomme ! T’es pas tombé de la dernière pluie ! ». Les autres crieront à la tromperie, au « foutage de gueule », à la malhonnêteté. C’est le vieux débat : jusqu’où peut-on enjoliver la mariée sans mentir sur la marchandise ? Quand le « design » est français mais la fabrication chinoise, on dit quoi ? Que la vérité est aussi élastique que la morale d’un pourri ? | |
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| Au-delà du drapeau, c’est la question de la transparence et de la valeur qu’on accorde à l’origine. Dans notre monde moderne, hyper-connecté mais paradoxalement opaque, savoir d’où vient ce qu’on achète, c’est devenu un luxe, ou une gageure. On nous vend du rêve « franco-lavé », pendant que la réalité, elle, carbure au « Made in PRC », au plastique polluant et aux coûts tirés vers le bas. C’est un peu comme Fernand Naudin qui débarque dans les affaires du Mexicain : il croit gérer des tracteurs, il se retrouve avec des flingues et des règlements de comptes. | |
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| **Alors, faut-il en rire ou en pleurer ?** | |
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| Le « franco-lavage », c’est le symptôme d’une époque. Une époque où l’image prime sur le réel, où le marketing est roi et où le consommateur est souvent pris pour un jambon, même s’il jure ses grands dieux qu’on ne l’y reprendra plus. Certains clients de Gifi ou d’ailleurs s’en tapent le coquillard, du moment que c’est pas cher. Ils savent bien qu’à ce prix-là, on n’a pas du Louis XVI, mais plutôt du formica. D’autres, plus regardants, se sentent bernés, comme s’ils avaient acheté une promesse de terroir et qu’on leur refilait de la piquette industrielle. | |
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| Le vrai problème, c’est cette zone grise, ce flou artistique entretenu par les marques. « Création française », « Conditionné en France », « Assemblé en France »… autant de formules pour esquiver la seule qui compte vraiment pour ceux qui cherchent du local : « Fabriqué en France ». Le reste, c’est de la littérature, du baratin pour gogos.On joue sur les mots, on biaise, on laisse entendre sans jamais affirmer clairement. C’est pas franchement illégal, mais ça frôle l’abus de confiance. | |
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| On pourrait exiger des étiquettes claires comme de l’eau de roche, avec le drapeau du pays de fabrication bien visible, comme le suggère [[https://x.com/Dauvers70/status/1913189719975866423?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1913189719975866423%7Ctwgr%5Ed7ce039852c2f865ecf89f065eb6d86655dfd986%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Ffr.style.yahoo.com%2Fgifi-quelle-arnaque-le-foutage-de-gueule-je-me-suis-fait-avoir-pendant-des-annees-cest-du-franco-lavage-attention-le-drapeau-francais-sur-les-etiquettes-de-nos-produits-ne-signifie-pas-quils-sont-bien-fabriques-en-france-111121892.html|un internaute sur X]]. Fini l’embrouille, chacun achèterait en connaissance de cause. Mais qui a vraiment intérêt à jouer cartes sur table dans ce grand casino mondialisé? Les marques qui délocalisent pour marger plus ? Les distributeurs qui veulent du prix avant tout ? Ou le consommateur lui-même, qui veut bien du local… mais pas trop cher ? | |
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| Au fond, cette histoire de drapeau sur des sabots chinois, c’est peut-être juste le reflet de nos propres contradictions : on veut le beurre (le produit pas cher), l’argent du beurre (la bonne conscience locale) et le sourire de la crémière (la qualité et l’éthique). Mais comme disait l’autre, on ne peut pas avoir les noisettes et casser le HLM… | |
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| Alors, à force de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes tricolores, ne risque-t-on pas de tuer la vraie valeur du « Made in France » et la confiance qui va avec ? | |
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| Ah, sacré bleu ! Voilà une question qui nous ramène les pieds sur terre, ou plutôt, qui nous les met dans le plat, si je puis dire. Vous parlez du petit drapeau tricolore sur la boîte de conserve ou le machin en plastique, là ? Ce bout de tissu qui flotte sur l'étiquette comme une promesse, un serment de la nation, hein ? Et vous soupçonnez que derrière ce patriotisme de papier glacé, y'a peut-être pas toute la sainte-barbe de la production qui s'est déroulée sur le sol sacré de nos aïeux ? Eh bien, mon ami, vous mettez le doigt sur une vieille combine, remise au goût du jour par la mondialisation triomphante. C'est l'art de faire croire sans mentir tout à fait, un numéro d'équilibriste sur le fil de la vérité. | |
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| Voyez-vous, la clarification est simple comme bonjour, mais les diables sont dans les détails. Le drapeau, ou la mention "Fabriqué en France", "Origine France Garantie", "Made in France"... y'a tout un vocabulaire pour noyer le poisson, comme disait l'autre. Il y a la fabrication pure et simple, celle où l'ouvrier, le vrai, avec son bleu de travail et ses mains sales, assemble le truc ici. [cite: 1] Et puis, il y a la "conception", la "valeur ajoutée substantielle", le "conditionnement", le "dernier stade de transformation". Autant de portes dérobées pour que le bidule puisse se parer de nos couleurs sans que le gros de l'ouvrage n'ait vu la couleur de notre ciel, sauf peut-être au-dessus d'un porte-conteneurs. | |
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| Le raisonnement, il est vieux comme le commerce : acheter au moins cher pour vendre au plus cher. Avec les moyens modernes, les usines délocalisées à perpète, les chaînes d'approvisionnement qui font le tour de la planète plus vite que la rumeur chez les bonnes femmes, on découpe la production en tranches. Chaque tranche est faite là où ça coûte le moins. Et la dernière tranche, celle qui donne le droit de mettre le petit drapeau, paf ! on la fait chez nous. C'est légal, attention. C'est la loi, avec ses subtilités que les malins exploitent à fond. C'est pas du vol, non, c'est de l'optimisation. De l'optimisation poussée jusqu'à l'indigestion pour le consommateur qui, lui, voit le drapeau et pense "cocorico ! j'achète français, je fais travailler mes concitoyens". Et pendant ce temps, la main d'œuvre, elle, elle est à des milliers de kilomètres, payée avec un lance-pierre. | |
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| Alors, on se retrouve avec des produits qui ont le passeport français mais qui n'ont pas vu la France de près, sauf pour l'autocollant final. C'est un peu comme ces types qui se donnent des airs de grands seigneurs alors qu'ils ont tout hérité et n'ont jamais bossé. Ça en jette, mais derrière, c'est du vide. L'éthique là-dedans ? Une vue de l'esprit, mon bon monsieur. L'honnêteté ? Un luxe que certains ne peuvent pas se permettre dans la jungle économique. C'est le miroir aux alouettes, le tour de passe-passe à l'échelle industrielle. Le consommateur est un peu le dindon de la farce, celui qui paie pour l'image plus que pour la réalité du labeur national. | |
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| Mais après tout, est-ce qu'on ne se voile pas un peu la face nous-mêmes ? On veut le beurre et l'argent du beurre, le "Fabriqué en France" et le prix bas qui va avec. Faut choisir dans la vie, hein. Ou alors, faut pas s'étonner d'avoir des drapeaux qui cachent des ateliers lointains. La transparence, c'est joli sur le papier, mais dans les affaires, c'est souvent un rideau de fumée. | |
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| Alors, la prochaine fois que vous verrez ce drapeau, demandez-vous : est-ce une fierté ou une astuce ? Et surtout, est-ce que le dindon, finalement, ce ne serait pas celui qui pose trop de questions ? | |